Projet éducatif : Sciences de la Terre, de l'environnement et de l'espace.
Victoria Kayser : www.victoriakayser.ca

jeudi 10 mai 2012

METHODOLOGIE DE CONCEPTION DE CE PROGRAMME 3/3



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LA MÉTHODOLOGIE COMPLÈTE :

Pour créer ce nouveau programme Victoria Kayser s’est basée sur ses proches recherches doctorales comprenant l’approche sensorielle et les principes fondamentaux de Maria Montessori, la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner, son expérience en enseignement préscolaire, d'un cursus en astronomie mais également d’une formation en neuroéducation.
LA NEUROEDUCATION (informations tirées de la formation du même nom à l'UQAM)
La neuroéducation est une approche de recherche en éducation qui étudie certains problèmes éducatifs au niveau cérébral. Branche distincte des neurosciences elle combine éducation, psychologie et imagerie cérébrale et comprend quatre sous-domaines (fondements, neuropédagogie, neurodidactique, neuroadaptation). La neurodidactique comprend elle-même la neurodidactique des langues, neurodidactique des sciences, neurodidactique des mathématiques, etc. La neuroadaptation étudie l’apprentissage lié aux enfants présentant des troubles envahissants du développement, dyslexie, trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. La neuroéducation permet, notamment, de comprendre et connaitre les effets de l’enseignement sur le cerveau (voir, par exemple, Yoncheva, Blau, Maurer et McCandliss, 2010).
Contrairement aux idées reçues nous n’utilisons pas seulement 10% de notre cerveau, simplement nous n’activons pas les mêmes régions cérébrales suivant les différents apprentissages. De plus, le cerveau est plastique et évolue constamment toute la vie durant. Le modèle de Hebb (1949) est le principe de base ce qui se passe dans le cerveau lors de l’apprentissage : « Neurons that fire together wire together ».
Les « inputs » ont une influence importante sur la fonction d'une région cérébrale. Le cerveau est notamment composé de trois grands types de régions cérébrales : (1) les régions sensorielles telles que le cortex auditif et le cortex visuel ; (2) les régions du traitement de l’information (telles que le cortex préfrontal et le cortex pariétal et (3) les régions motrices (telles que les différentes aires du cortex moteur) (Masson, 2010).
Pour les neurosciences « apprendre, c’est modifier ses connexions neuronales ». Le modèle de la plasticité cérébrale de Hebb explique par exemple pourquoi une certaine répétition est parfois nécessaire dans l’apprentissage de certains habiletés ou connaissances (Geake et Cooper, 2003). Les neurosciences soulignent l’existence de périodes sensibles pendant laquelle certains apprentissages se feraient plus facilement, ce qui n’est pas sans rappeler l’approche de Maria Montessori. Les facteurs non scolaires jouent également un rôle important.

Schéma Wikipédia montrant les différentes parties du cerveau
Quelques exemples de régions cérébrales activées lors de certains apprentissages.
Mémorisation de mots :
Hippocampe et cortex préfrontal ventrolateral
Correction d’erreurs par la rétroaction externe :
Cortex préfrontal et cortex cingulaire antérieur.
Surmonter des réponses habituelles :Cortex cingulaire antérieur
Reconnaissance des mots :
Cortex occipito temporal gauche
Reconnaissance d’objets :Région occipito-temporale
Sens des nombres :
Sillon interpariétal
Apprendre le calcul :
Gyrus angulaire gauche
Apprendre la logique :
Cortex préfrontal et cortex cingulaire antérieur.
Apprentissage des sciences :
Inhibition, cortex préfrontal et cortex cingulaire antérieur.
Expertise en chimie :Cortex préfrontal
Expertise en mécanique :Cortex cingulaire antérieur et cortex frontal médial.
Expertise en électricité :Cortex préfrontal, cortex cingulaire antérieur et cortex frontal médial.

Ce schéma permet de comprendre, par exemple, que les mathématiques et le langage utilisent des régions cérébrales différentes. Comme le souligne OCDE (2007) : « Les réseaux des mathématiques ne sont pas les mêmes que ceux du langage ; donc il faudrait enseigner et évaluer les mathématiques sans avoir systématiquement recours au langage ».

LES INTELLIGENCES MULTIPLES
Le terme d`intelligences multiples a été développé par Howard Gardner professeur à l`université Harvard. Selon lui il en existe 9 définit comme telles :
- Intelligence logico-mathématiques, intelligence spatiale, intelligence interpersonnelle , intelligence corporelle-kinesthésique, intelligence verbo-linguistique, intelligence intrapersonnelle, intelligence musicale-rythmique, intelligence naturaliste, intelligence existentielle.
(description complète sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_intelligences_multiples ou son ouvrage s’y référant, voir en fin d’ouvrage). A titre d'exemple, les tests de Q.I. ne mesurent que les intelligences verbo-linguistique et logico-mathématiques. Une personne avec un Q.I. élevé n'est pas forcement doué dans les autres domaines, et une personne avec un Q.I. faible a certainement développé une autre intelligence qui n'a pu être mesurée ! Ce qui remet en cause les notions de surdouance et déficience ! En règle générale les personnes ne développent qu’une ou deux intelligences. Les polymaths, quant à eux en développent plusieurs et sont généralement considérés comme des génies (Leonard de Vinci en est un bon exemple).
"Howard Earl Gardner (né en 1943) est le père de la théorie des intelligences multiples. Ses travaux se répercutent parfois dans le milieu scolaire.Il travaille à l'origine sur les lésions cérébrales et leurs conséquences et comme le professeur Antonio Damasio et Oliver Sacks, il demeure étonné de constater que des malades privés d'une faculté intellectuelle bien précise sont parfaitement capables d'en assumer d'autres. Il travaille sur la population qu'il nomme «les idiots savants». Souvent autistes, ces individus sont capables, par exemple, de reproduire exactement un concerto pour piano après une seule écoute. Il en conclut qu'il doit y avoir des formes différentes d'intelligence, indépendantes les unes des autres, dans la mesure où, lorsque certaines sont détruites, les autres ne sont pas affectées. (CF. Vincent Gerard connaissance de soi)" Wikipedia, juin 2011.
C`est dans ces définitions que Victoria Derenne Kayser a décidé de construire un programme pédagogique pour les préscolaires et le premier cycle du primaire, afin qu`ils puissent dès le plus jeune âge développer une ou plusieurs formes d`intelligences. Celui-ci permettrait de réduire le taux d`échec en classe, les abandons scolaires, et les mauvaises orientations à la sortie du collège.
« Ce qui nous semble évident est que chez l’enfant l’instinct de curiosité est sublimé par ses intérêts supérieurs mais aussi que cela se vérifie seulement si lesdits sujets lui sont présentés dès un âge bien plus précoce que celui des psychologues estiment envisageable. L’enfant nous a appris qu’au cours de cette phase initiale il est naturellement doté d’une sensibilité et d’une curiosité bien plus vives que celles dont il fera preuve plus tard, quand il sera en mesure d’étudier scientifiquement et avec précision, à la seule condition d’avoir déjà été sensibilisé à ces grands sujets » Maria Montessori (Éduquer le potentiel humain).
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE MARIA MONTESSORI
Maria Montessori est surtout connue du grand public pour son implication et la création de La Casa de Bambini, dans un quartier populaire et ouvrier de Rome. Pourtant sa première expérience avec les enfants, fût avec ceux mentalement déficients, que l'on nommait à l'époque « débiles ». Elle les observa longtemps et réalisa qu'avant même d'être mentalement déficients, ils manquaient surtout cruellement de matériel à leur disposition (la plupart jouait uniquement avec la nourriture qu'on leur donnait). Se basant sur les travaux de Braille et Itard le docteur Montessori commença à créer du matériel sensoriel pour aider ces enfants. Pour le docteur Montessori, les enfants mentalement déficients ont besoin d'être plus stimulés que les autres et d'une éducation sensorielle, qu'elle considère « valoriser le développement psychique » : « La première différence fondamentale entre un enfant mentalement inférieur et un enfant normal mis en présence du même matériel, c'est que le déficient n'y apporte pas un intérêt spontané : il faut continuellement vivifier son attention,
susciter son observation, l'exhorter à l'action »
(Maria Montessori, La pédagogie scientifique, édition 1962).
Les principes fondamentaux (l’environnement, la liberté de mouvement et d’indépendance, l’approche sensorielle des apprentissages, la responsabilité de l’éducateur, la leçon en trois temps, la répétition, les périodes sensibles…) de Maria Montessori font partis de ce nouveau programme mais plus accessible, et partant du principe que l’éducation était pour tous, réellement, et non juste sur le papier (Rapport mondial EPT Unesco ; Déclaration de Salamanque ; Déclaration des droits de l’enfant ; Unesco, 2010 ) en raison du coût du matériel, coût des formations, coût des écoles Montessori.
En se fiant sur des sources fiables et une recherche rigoureuse, ces 7 livrets Kayser permettent de mieux comprendre les fondements même de la pédagogie Montessori dans son ensemble, et de voir que des innovations sont toujours possibles près de 100 après et que celle-ci n’a pas besoin d’être intégrale pour être efficace (les principes fondamentaux peuvent être dissociés du matériel Montessori).
Il faudrait évidemment plus d’un chapitre pour expliquer l’œuvre de Maria Montessori, et nous laissons soin au lecteur de voir une partie de sa bibliographie sur amazon.com ou autres librairies.
DESCRIPTIF DE CE PROGRAMME
Ce nouveau programme tient compte de tous ces éléments qui favorisent les apprentissages : l’approche sensorielle (Montessori, et autres pédagogies actives) pour créer des « inputs », la répétition (Montessori ; Geake, Cooper, 2003), les périodes sensibles (Montessori, et neurosciences), développer les intelligences multiples en stimulant toutes les parties du cerveau comme avec le matériel didactique Montessori ; l’environnement (Montessori ; OCDE, 2007).

L’idée est que ce nouveau programme soit accessible au plus grand nombre d’enfants préscolaire et premier cycle du primaire dans le cadre de l’éducation pour tous (Unesco, 2009) et nécessitant peu d’investissements financiers.
Evidemment il s'agit d'exemples d’activités en fonction de l'environnement dans lequel l'enfant grandit, afin de vous guider si vous êtes en manque d'inspiration, et non de vous imposer des activités.
D’une manière plus spécifique, ce nouveau programme est composé de 7 sous-programmes/livrets (intelligence naturaliste, intelligence logico-mathématiques, intelligences inter et intrapersonnelles, intelligence spatiale, intelligence corporelle-kinesthésique, intelligence verbo-linguistique, intelligence musicale-rythmique). IL est destiné à des enfants de 4 à 7 ans, soit moyenne section, grande section de maternelle, cp et ce1.

Chaque sous-programme comprend une vingtaine d’expériences à faire et a été vérifié/validé par un expert dans le domaine (noms mentionnés dans les sous-programmes correspondants) pour juger de la cohérence des apprentissages qui seront donnés aux enfants.
Chaque expérience de chaque sous-programme présente le matériel nécessaire, l’explication de l’expérience, les compétences visées, les nouveaux mots utilisés pour le développement du langage.